"Music is the cup that holds the wine of silence. Sound is that cup, but empty. Noise is that cup, but broken.”

Robert Fripp


27/03/2012

Jeune fille orrible

"Jeune fille orrible" est depuis 2007 un principe d'infamie lyrique en trio qui manipule
 et élabore du bruit acoustique sans aucune sonorisation.



Intégrales

"C'est au fond lui, qui il y a un très grand nombre d'années, a prévu les musiques concrètes et les musiques électroniques, et cela non seulement par des orchestrations extraordinaires et par une façon distendue de traiter les instruments, mais aussi par des choses qui étaient absolument impensables à l'époque où il les a pensées, c'est à dire, par exemple, des sons passés à l'envers, comme on en trouve dans "Intégrales", où les trombones font des attaques piano suivies d'un sforzando, qui sont évidement des sons rétrogradés. Cette espèce de question donnée aux sons, cette espèce d'introduction du domaine de la microphysique, en musique, c'était la préparation évidente de l'électronisme, mais à l'époque personne ne l'a compris, que Varèse seul."
Olivier Messiaen, à propos de Varèse


"Intégrales" conducted by Suassa Mälkki with  Ensemble Intercontemporain





"Ameriques"  conducted by Peter Eötvös with the Rotterdam Philharmonic Orchestra



"Cherchez vos propres formes. Ne vous laissez pas assujettir par les formes connues, résolues; travaillez sur la possibilité de formes nouvelles, personnelles en premier lieu…"
Ferruccio Busoni


                poéme électronique, pour bande magnétique - 1958

25/03/2012

4'33" - BBC concert

This three  movement composition of John Cage , composed in 1952, was performed
on january 16, 2004 at the Barbican Center in London, with the BBC Symphony Orchestra
as the first orchestral interpretation of this piece.
The original manuscript was dedicated to David Tudor.


24/03/2012

4'33"

Listen to the silence of the picture...



this last week in Toulouse...






23/03/2012

Latino bar

An excerpt of the amazing movie "Latino bar" - 1990 - directed by the mexican movie-maker Paul Leduc.
This movie without any speaking voices, describe in a mugginess air and a threatened despair , the destiny of a black prostitute and a drifting lover, with a splendid musical score
including Beny More, Tabu Ley Rochereau, José Antonio Mendez and other latin music.




RETOUR AU LATINO BAR

par Alain Ménil
extrait d'un texte publié par la revue d'ethnologie "Tanyaba" - 1993 -

"... L'esprit de cette musique, ou l'esprit du lieu : tel est ce blues tropical qui envahit l'atmosphère, et qu'il est pourtant si difficile d'en reconnaître la présence, que nous sommes le plus souvent enclin à en refuser la manifestation, ou à en dénier l'existence, lorsque nous nous heurtons à quelques uns de ses signes. Le blues n'est pas réductible à un genre musical, à un lieu, à un moment de l'histoire. Il est le nom moderne d'un antique malaise, il est la voix qui cherche à guérir en s'épanchant, il est cette impossible adhésion à ce qui est et qui va, quand cela nous passe de toutes façons, et que nous n'avons plus la force ou le goût de nous en emparer. Pour sûr, en parlant de blues, l'on songera à d'autres rythmes, à d'autres sonorités, de guitares et d'harmonica, de cordes triturées et qu'un hoquet de la voix accompagne : voix du Sud profond des Etats-Unis, figurant la désolation d'une âme dans la monotonie d'un décor et d'une mélodie. Blues encore rural d'une voix ayant emprunté les chemins vicinaux pour trouver la grand-route, voix d'un blues qui ne se sera pleinement urbanisée qu'en remontant peu à peu vers le Nord, avant de se fondre dans les grandes métropoles à un jazz plus évolué. Tout cela est juste, et vrai, et l'on dira que le blues dont on parle à propos des Tropiques, est tout différent : qu'il est trop rural pour être citadin, que son insertion urbaine est de toutes façons trop récente, trop précaire. Ce n'est pas encore le blues des solitaires : le solitaire appartient à la grande ville moderne, à la métropole développée et industrielle. C'est le blues d'une communauté en mal de racines communes, c'est le blues de l'esseulé dont la condition première est de se sentir privé de tout le reste, même de ce qui lui tient compagnie. Blues du déracinement qui n'a pas encore fait souche, blues de ce qui s'est arraché à un cadre que l'on a continué d'emmener par devers soi, sans parvenir pour autant à l'accrocher. Du reste, serait-il connu et reconnu qu'il ne serait pas pour autant partagé : ce blues est celui qui saisit l'individu au bon milieu de sa communauté, et l'empêche de s'y souder, de s'y fondre, comme de s'unir à sa terre. C'est celui qu'aura saisi magnifiquement Paul Leduc, dans son très beau, et très méconnu Latino bar. Mais c'est qu'au fond, ce blues n'est ni de la ville ni de la campagne : des faubourgs, peut-être, là où se tiennent ceux qui s'en viennent d'ailleurs, ou qui en repartiront vite, voix de va et vient propres à ceux qui s'accrochent faiblement et fragilement à un univers instable et inhospitalier.

Non, le blues n'est expression authentique que de l'âme, et d'une âme inconfortablement installée dans le mitan des choses et des êtres. C'est pourquoi tout l'esprit de cette musique s'en détourne, faute de pouvoir y asseoir sa confiance. Aussi ne lui reste-t-il qu'à se retourner bien vite vers le corps, et à défaut d'être toujours assuré de persuader celui dont la proximité avec le nôtre permettrait de réchauffer la faible confiance que nous avons en toute chose, à confier au seul des corps que nous pouvons le mieux appréhender, le nôtre, l'unique espoir qui soit à notre mesure : se sentir vivant, et de se sentir en vie, tirer joie et contentement. Alors le remède peut venir : à condition d'avoir préparé l'esprit, et disposé le corps à cette redécouverte. Le son  ainsi n'avance qu'en promettant en effet une guérison, par delà les mots attristants qu'il fait entendre. Car c'est au rythme seul qu'il a confié le soin de nous guérir, ou plus modestement, qu'il propose d'endormir la douleur qui nous retenait au bord de toutes ces images d'un passé et d'un lieu abandonnés, car c'est bien en effet la douleur qu'ils suscitaient en nous qui nous interdisait en même temps de nous en approcher véritablement. Alors oui, doucement peut reprendre le chant sans fin des criquets, et le suave cadencement de l'impair. Mais il y faut les notes qu'un piano, une flûte et un archet asthmatiques savent faire entendre lorsqu'ils ont consenti à l'esprit du blues, qui n'est d'aucun lieu, pour les avoir tous parcourus." 


The complete text in french here

21/03/2012

16/03/2012

Sonambient

"You may gently touch to play Bertoia sounding sculpture"

                                here                             

























The famous designer Harry Bertoia (1915-1978) started to build sound sculptures in 1960.
He titled them as "Sonambient" . Many metals were used for the rods, the most common
being beryllium copper. Some rods are capped with cylinders of metal which, by their weight,
accentuate the swaying of the tonal rods. These sculptures are manipulated by hand or by wind to
generate different sounds and tones.

A serie of eleven LPs were published by Harry Bertoia himself,
and some of them are re-edited today ... here



11/03/2012

Tarek Atoui

My friend Tarek Atoui live @ Instants Chavirés - Paris - 09 march 2012

Articulations

An interesting lecture of the score of György Ligeti's electronic piece "articulations"





and a brilliant portrait of this main composer directed by Michel Follin - 1993
build across a train journey as its central metaphor
in french langage

07/03/2012

Optical break

                                                               click on black !!!



Dolceola

    A dolceola is a musical instrument resembling a miniature piano,
    but which is in fact a zither or a phonoharp with a keyboard.
    It was used mainly by the gospel musician Washington Philips in the late 20s. 

Listen

Au bord de Paris

Histoire des fortifications, boulevards, périphériques et limites de Paris fimée par
Eric Vernhes, un architecte, élève de Paul Virilio, devenu depuis cinéaste électronique.
Réalisé en 1996.
Avec une excellente bande sonore d'Oslo Kahn (malgré un mixage parfois improbable).

(french spoken)

06/03/2012

Experimental (2)

Edgar Varèse talked about music, sounds ....




entretien avec Georges Charbonnier (1954)

Julius Eastman

Julius Eastman was an African-American composer, vocalist in the area of minimalism.


A complete edition of his works was done by Mary Jane Leach



He conducted a musical score, "The holy presence of Joan d'Arc" for 10 celli,
which was paired posthumously with the silent movie of Carl Theodor Dreyer (1928).
The piece was originally written for a dance performance choreographed
by Andrew de Groat and was performed at the Kitchen in New York. 


05/03/2012

03/03/2012

Painted silence

     Robert Ryman

"... in the work of Robert Rauschenberg, who in the 1950s produced several 
all-white and all-black paintings. The white paintings helped inspire Cage 
to write 4'33", so we can see some interesting crossover occuring 
between the  arts at this point. Cage was to write admiringly of the paintings, 
that they constituted 'airports for the lights, shadows, and particles. 
Robert Ryman is another artist who has exhibited all-white paintings, 
and Ad Reinhardt all-black. In each case the critical response has been 
to raise the issue of silence, of what the artist is choosing not to do, 
although that silence has been interpreted in a variety of ways... ..."

in "Manifesto for Silence"  by  Stuart Sim - Edinburg University Press Ltd - 2007

  Igor Malevich

Vinyl

 

           record manufacturing - 1954





02/03/2012

Santur 's master


A live recording of Faramarz Payvar, one of the master of iranian santur
with Asghar Bahari (kamancheh), Hosseyn Tehrani (tonbak), Jalil Shahnaz (tar)
Shiraz Festival in Hafezieh - 1971