"Music is the cup that holds the wine of silence. Sound is that cup, but empty. Noise is that cup, but broken.”

Robert Fripp


29/11/2012

Gredoler

GREDOLER: v.tr. Faire entendre un bruit de grelot, un tintement sec et répété...
origine : Franche Comté





RABÂTER: v.tr. Produire un bruit avec ses chaussures en marchant...
origine : Centre - Ouest


27/11/2012

Zigouner

ZIGOUNER: v.tr. Faire le bruit d'une scie qui coupe mal 
origine : Corse




SBATOULLER: v.tr. Se dit d'une porte qui fait du bruit en heurtant quelque chose de manière répétée 
origine : Corse

"La porte, elle sbatoulle; qu'est-ce qu'elle a sbatoullé!"  - anonyme


Pierre Henry : variations pour une porte et un soupir - 1963 -            
<<<***>>> 
 

23/11/2012

Génération Dakou



Yan Jun , artiste, poète, musicien & fondateur  du label Sub Jam & Kwanyin Records  est un des principaux activistes des nouvelles scènes de musique électronique, improvisée et avant-garde de Pékin, vient de publier un excellent livre en français chez Van Dieren Editeur.

"Génération Dakou" - Ecouter, recycler, expérimenter




Ce livre, accompagné d'un CD de travaux de Yan Jun nous laisse découvrir journaux de bord, réflexions sur la musique, le silence, l'expérimentation et la composition, et aussi sur la génération d'artistes chinois nommée "génération Dakou".

dakou, "faire un trou, une entaille", qualifie avant tout les produits d'écoute, cassettes puis CDs, surplus d'usines nord-américaines mutilés dans les années 1990 pour devenir inécoutables, puis revendus en Chine comme matiére plastique.

Plusieurs interviewes de Yan Jun à découvrir sur "Le creuset de la création"

"Missing Air for Feng Shuo"  /  27 janvier 2010, appartement de Feng Shuo, Pékin


et Yan Jun à Paris, ici   ^<>^
 & là  <<>>

21/11/2012

Philips "Nat. Lab"

Kid Baltan (Dick Raaijmakers) and Tom Dissevelt at Philips "Nat. Lab" 1959,
explaining how electronic tape music is made.
Broadcast by VARA television on January 17, 1959.

18/11/2012

By Cage



The initiation of a new composition "For the Third Time" by John Cage.
In dialogue with Richard Kostelanetz.
Cage explains and demonstrates to Kostelanetz his composition of “acrostics” (mesostics) based on the selection of letters and syllables from the text of James Joyce’s "Finnegans Wake" following certain rules to create aural/visual texts.

16/11/2012

Plectrophonic Orchestra

In 1941, Letritia Kandle (1915 - 2010), former member of the Kohala Girls, became the featured soloist of the 50-piece ‘Chicago Plectrophonic Orchestra,’ which featured Letritia playing classical numbers such as “Blue Danube Waltz” as well as other pop and Hawaiian numbers.  When her mentor, conductor Jack Lundin, passed away in 1943, Letritia took over as conductor of the Orchestra.


Letritia Kandle, a serious Hawaiian guitar player, pioneered the electrified slide guitar in the 1930's.
She asked her father to buy a harp guitar and help her to convert it to a Hawaiian raised-nut instrument with a standard neck and a 12-string neck capable of different tunings. Then she had a vision for a brand new electrified instrument with 24 strings: the "Grand Letar". This instrument demonstrated in 1937 in trade conventions was able to generate lights' effects.
Letritia played different radio programs as NBC.


 And in 1937, she build a more portable  instrument, the "Small Letar".

 More informations on Vintage Guitar Magazine (nov. 2012) and Muleskinner blog.

& still looking for recordings of this artist and her instrument, as well of the Chicago Plectrophonic Orchestra!

14/11/2012

Women's orchestra

     Victorian all women orchestra - England - circa 1890

             Prov lady orchestra - circa 1900

        Ladies orchestra - Canada? - 1910    <<<temposanzatempo>>>

       Unknown women's orchestra - North Carolina - 1927/1928

          Cleveland women's orchestra - 1936        <<<--->>>

       Choir & Jazz Band - Chattanooga - University of Tennessee - circa 1950




09/11/2012

Antonio das Mortes II

à propos de la remarquable soprano de la fameuse scène de la mort d'Antonio das Mortes
(cf  l'article précédent sur "beyond the coda"), le compositeur Marlos Nobre nous a fourni les détails suivants :

"I inform that, in the music of the death scene, the singer is a famous dramatic soprano, soloist 
at the Opera of the Colon Theatre in Buenos Aires. Her name is Amalia Bazan and she recorded the music with myself conducting with fine musicians of the Rio de Janeiro's Opera Theater. The work which the title is UKRINMAKRINKRIN is recorded on a double CD, with the same performers and my conducting, 
with the title "Marlos Nobre Orchestral, Chamber and Vocal Works" still available 
on the label Leman Classics Switzerland"


et à propos de Maria Bethânia, qui avait participé à la musique du film:

....
Vous avez eu un autre ennemi: Glauber Rocha.
On ne s'est pas disputé, non. Mais quand Glauber a fait "O Dragão da Maldade Contra o Santo Guerreiro", en 1969, j'ai chanté une chanson dans le film chanson qu'il a coupé. C'était un verset: "Será que o sol quebra a vidraça / Será que o sol vai quebrar?". C'est tout. J'ai enregistré sur deux jours, seulement parce que j'ai aimé Glauber et que ma meilleure amie était sa sœur, Anecy Rocha. Glauber était un Dieu. Travaillant nu à la maison, il créait un climat. Anecy disait: «Bethânia, ne va pas là parce que Glauber travaille», et je savais ce que cela signifiait: ". Glauber est nu. Ils mourraient de rire, j'étais très tendue et Anecy essaya de me détendre...

Pourquoi a Glauber coupé la scène musicale?
Je ne sais pas. Anecy m'a expliqué qu'il a dû enlever la séquence entière. Bien sûr, je n'ai jamais gagné quoi que ce soit, imaginez : Glauber, m'inviter? Un luxe! Seulement un jour, j'étais au bar Zeppelin (Ipanema) quand Odette Lara, qui était une actrice dans le film, est venu à la table et a fait quelques très mauvaises critiques, mettant tout en bas. Et moi, bien sûr, j'ai réagi, j'étais en colère.

Vous avez continué d'être amie de Glauber jusqu'à sa mort?
On se voyait beaucoup, à Paris, lui et son épouse, Juliet Berto. C'était une belle française que j'aimais bien, avec qui il a eu sa dernière maison en France, et lors d'un spectacle que j'ai fait à l'Olympia, elle m'a donné toutes les reliques de Glauber: photos, lettres, affiches de cinéma, extraits de presse. Elle m'a fait confiance et je les ai donné directement à la mère de Glauber Rocha, Tante Lucy.
....

extrait de l'interview pour Playboy - 1996  ^^^here^^^^


     Maria Bethânia

....
LES LIMITES DE LA CREATION - Selon ses plus intimes, Glauber se ferme quand il commence un film. Lors de la préparation du script de son premier long métrage, "Barravento" la chanteuse Maria Bethânia, amie de sa sœur Anecy, allait à sa maison de Salvador pour jouer de la guitare et chanter. Glauber, enfermé dans sa chambre, cria: "Silence! Quelle femme chiante!" La relation entre les deux, au début pleine de débordements, s'est s'adoucie avec le temps. Glauber l'appelait par son nom complet, Maria da Purificação Bethânia. Pour elle, Glauber était "un timide qui s'extraderait dans ses films".  Quand il a réalisé "Antonio das Mortes" , Glauber a invité Bethânia  à chanter sur la bande sonore. "J'ai eu peur. La musique était difficile, semblait plus un aria pour une chanteuse d'opéra. J'ai presque abandonné".  Bethânia a passé des journées à étudier la composition et l'enregistrement, mais lentement est devenue confiante. "Glauber m'as dirigé tout le temps comme s'il dirigeait un acteur".

DIEU EXISTE? - La musique de "Antonio das Mortes," du jeune compositeur Marlos Nobre, reflète les préoccupations esthétiques de Glauber, un «torturé de la forme», selon ses amis. Bethânia chante à la fin du film, seulement quatre versets ("Se aprepara gente / Se aprepara que agora vai ter / Le Duel of the Evil Dragon /  Contre le Saint-Guerrier"), répétés en plusieurs tonalités. Le texte est basé sur les bandits légendaires de Lampião qui avaient l'habitude de ne parler qu'en vers. Une fois quelqu'un lui a demandé comment il expliquait la virginité de Marie après la naissance de Jésus et le bandit a répondu: "Tout comme le soleil se déplace à travers la fenêtre sans casser la vitre". Glauber croit-il en Dieu? "Il ne boit pas et n'est pas religieux, en dépit de la forte dose de mysticisme de ses films", explique l'acteur Mauricio do Valle, l'interprète de Antonio das Mortes. Lors du tournage de "Le Dieu noir et le Diable blond" (Deus e o Diabo na Terra do Sol) à l'intérieur de Bahia, Glauber et Mauricio grimpaient sur une colline en discutant à propos de Dieu. Soudain, une rafale de vent a frappé la caméra, qui roula à quelques mètres plus bas. Mais le matériel était intact. Mauricio do Valle, qui est très religieux, a déclaré: "Dieu existe". Glauber a dit: "C'est possible ..."
....

extrait d'un article dans le magazine Veja de mai 1969  <<<here>>>

thanks to Stephane P.  &  Lisa C. for researches & translations

07/11/2012

Antonio das mortes


"Antonio das mortes", "Prix de la mise en scène" au Festival de Cannes en 1969, est le film qui consacre mondialement  Glauber Rocha, l'enfant terrible du cinéma brésilien et porte parole du "cinema novo", comme un réalisateur incontournable. 
Son oeuvre fortement politique, au travers de fables allégoriques et de paraboles baroques au naturalisme stylistique, est une réflexion sur la culture brésilienne contemporaine, les inégalités sociales, la misère du Tiers Monde.


"Je n'ai pas honte de dire que mes films sont produits par la douleur, par la haine, par un amour frustré et impossible, par l'incohérence du sous-développement." - Glauber Rocha

!!! A Paris, au Musée du Jeu de Paume, une rétrospective incluant quelques films rarement montrés, jusqu'au 18 décembre.

La bande son de la scène de la mort d'Antonio das Mortes, est stupéfiante, mêlant bruitages, cris et musique de Marlos Nobre qui propose là une forme d'opéra contemporain tout à fait déjantée. Impossible de trouver le nom de la chanteuse étonnante... Toutes informations sur ce sujet seront les bienvenues.

A écouter de toute urgence!

* le titre originale du film est ""O Dragão da Maldade contra o Santo Guerreiro"



03/11/2012

How records give you more


HERE'S HOW RECORDS GIVE YOU MORE OF WHAT YOU WANT...

THE BEST FOR LESS : Records give you top quality than any other recorded form

THEY ALLOW SELECTIVITY OF SONGS AND TRACKS: With records, it's easy to pick out the songs you want to play, or to play again a particular song or side. All you have to do is lift the tone arm and place it where you want it. You can't do this as easily with anything but a phonograph record.

THEY'RE THE TOP QUALITY IN SOUND: Long-playing phonograph records look the same now as when they were introduced in 1948, but there's a world of difference. Countless refinements and developments have been made to perfect the long-playing record's technical experience and insure the best in sound reproduction and quality available in recorded form.

THEY'LL GIVE YOU HOURS OF CONTINUOUS AND UNINTERRUPTED LISTENING PLEASURE: Just stack them up on your automatic changer and relax.

THEY ARE ATTRACTIVE, INFORMATIVE AND EASY TO STORE: Record albums are never out of place. Because of the aesthetic appeal of the jacket design, they're beautifully at home in any living room or library. They've got important information on the backs - about the artists, about the performances or about the program. And because they're flat and not bulky, you can store hundreds in a minimum space and still see every title.

IF IT''S  IN RECORDED FORM, YOU KNOW IT'LL BE AVAILABLE ON RECORDS: Everything's on long-playing records these days… Your favorite artists, shows, comedy, movie sound tracks, concerts, drama,documented history, educational material… you name it. This is not so with any other kind of recording.

THEY MAKE A GREAT GIFT: Everybody you know loves music. And practically everyone owns a phonograph. Records are a gift That says a lot to the person you're giving them to. And they keep on remembering.

AND REMEMBER… IT ALWAYS HAPPENS FIRST ON RECORDS.

01/11/2012

Watt

     cover of Notebook 5

The original manuscript of Samuel Beckett’s Watt, was written in ink and colored crayons between 1940 and 1945. The six notebooks features many changes, deletions, mathematical calculations, rhyming indications and drawings.    


   The first page of the third notebook of Watt shows the date “5.5.42


Written in Roussillon, south of France, this second Beckett's novel was published in 1953, with a french translation followed in 1968.


    A page from the typescript


& a lecture of an excerpt by Jack Emery.